La présence de verdure favorise t-elle le développement des compétences cognitives ?

Le développement de notre cerveau dépend du vert. Des recherches scientifiques récentes montrent que le fait de vivre entouré de nature et d’arbres apporte des bienfaits inattendus à notre esprit et a une influence positive sur la formation des capacités cognitives chez les enfants. Parole de science !

Pour notre cerveau, la couleur verte nous rappelle la couleur de la nature, le lieu où nous pouvons trouver l’équilibre et la santé. Nous avons toujours senti le potentiel du vert : par exemple, le besoin d’harmonie se traduit souvent par la nécessité de vivre en silence, au milieu de la nature. Aujourd’hui, nous avons la confirmation scientifique que le fait de vivre entouré de végétation apporte des bienfaits inattendus à notre cerveau.

Les bienfaits du vert sur le cerveau

L’enfance est le moment où l’environnement extérieur peut avoir le plus grand impact sur le développement de notre cerveau. Les stimuli que nous recevons de l’endroit où nous grandissons, des personnes qui nous entourent, etc., affectent directement l’esprit, déterminant sa santé et son potentiel futur. Il existe aujourd’hui de nombreuses études scientifiques sur ce sujet. Dans l’un d’eux, intitulé Nature et neurodéveloppement : différences de volume cérébral en fonction de l’exposition au vert en milieu résidentiel, certains chercheurs en sont venus à déduire que notre cerveau, dès le plus jeune âge, évolue positivement lorsque nous sommes immergés dans le vert de la nature.

Avant la naissance, à la fin de la grossesse, les neurones migrent vers leur emplacement définitif selon un processus de maturation, contrôlé par les gènes et l’environnement du fœtus.

Des neurones migrent vers ce qui va devenir le cortex cérébral, et ils créent des contacts synaptiques : les plus proches entre eux se raccrochent par leurs dendrites, alors que les connexions lointaines sont assurées par l’axone d’un neurone qui se pousse jusqu’à prendre contact avec des neurones pouvant se trouver du côté opposé du cortex ou dans les noyaux profonds de la substance grise. L’ensemble des axones projetés vers toutes les régions du système nerveux forme dans le cerveau ce qui se présente comme une substance blanche (à cause de la myéline qui les entoure).

C’est justement l’épaississement de ces axones, grâce à la myélinisation, qui explique la croissance du cerveau en taille après la naissance, en conjonction avec la croissance des dendrites qui poussent les neurones à s’éloigner les uns des autres. Le tube neural désigne le système nerveux primitif des embryons  des chordés . Il se forme entre les 19 et 28èmes jours du développement embryonnaire, lors de l’étape de la neurulation.

Il forme le système nerveux central chez le fœtus et chez l’être humain.

A la naissance, tous les neurones avec leurs axones et leurs dendrites sont pratiquement en place dans le cerveau. Mais le processus de formation des connexions (synapses) entre neurones (la synaptogenèse), est lent; il a lieu pendant l’enfance et l’adolescence. La connectivité cérébrale n’arrive à maturité qu’autour de l’âge de 20 ans. La moelle épinière constitue le prolongement du cerveau de la boîte crânienne, à partir du bulbe rachidien et ce tout le long de la colonne vertébrale dans laquelle elle est contenue. Son rôle est de distribuer les nerfs entre le cerveau et les différentes parties du corps.

Après la naissance, pendant l’enfance

La formation des synapses après la naissance est très influencée par les expériences que vit le bébé, l’enfant, l’adolescent et par son environnement. Elle constitue un mécanisme fondamental de l’apprentissage par modification structurelle du cerveau, En effet, au début de la vie, les connexions se forment spontanément en grande abondance, mais seules les plus utilisées persisteront. Les synapses peu ou pas utilisées vont être coupées comme les branches d’un arbuste (« pruning » en anglais, pour évoquer le travail du jardinier qui taille les branches qui dépassent).Réalisée sur 263 enfants âgés de 7 à 9 ans, cette étude a mis en évidence un schéma général de modifications de la structure du cerveau en relation avec l’exposition à la végétation. En pratique, plus un enfant est exposé à la verdure, plus son domaine cognitif est développé.

Mais comment a-t-il été possible d’établir les résultats de cette recherche ?

Tout d’abord, les universitaires ont défini un indice d’exposition au vert, qui quantifie la végétation naturelle (quantité d’arbres, de parcs, de bois, etc.) présente dans la zone où vit chaque enfant.

Ensuite, ils ont soumis chaque enfant à une IRM qui pouvait détecter l’étendue des différentes zones du cerveau.

Enfin, ils ont vérifié les capacités cognitives de chaque enfant au moyen d’un test informatique. L’association de toutes ces données a permis de détecter le caractère incisif de l’exposition au vert sur le cerveau pour chaque enfant pris en considération.

La recherche a donc permis de cartographier les changements dans la structure du cerveau des enfants en fonction de la quantité de vert à laquelle ils sont exposés. Le résultat est clair : ceux qui sont plus proches de la nature ont une plus grande capacité cérébrale. Toutefois, les mécanismes par lesquels ce changement se produit ne sont pas encore tout à fait clairs.

Il est évident que d’autres facteurs environnementaux – tels que la famille d’origine, l’interaction avec les parents, etc. – ont pu influencer le développement du cerveau des enfants, mais n’ont pas été prises en compte dans l’étude, qui s’est concentrée exclusivement sur la quantité de végétation. Une autre limite de la recherche est que la qualité des espaces verts n’est pas mesurée. Pour les besoins de la mesure, aucune distinction n’est faite entre un beau parc urbain ou une prairie verte en jachère, un terrain de jeu fleuri ou une cour envahie par les mauvaises herbes.

Cependant, cette découverte a une fois de plus mis en évidence les avantages de vivre en contact avec la nature. L’auteur de l’étude – Wendee Nicole – nous le rappelle :

“Un lien psychophysique avec la nature est nécessaire dans un environnement urbanisé comme le nôtre, où de plus en plus d’enfants vivent loin des espaces verts et sont exposés à la pollution atmosphérique, au bruit ou à d’autres facteurs qui peuvent entraver le développement sain du cerveau. Les chercheurs ont pu démontrer un lien entre le niveau d’exposition à la verdure et le niveau de développement des fonctions cognitives (mémoire de travail et concentration). Plus il y a d’espaces verts dans et autour des écoles, plus les fonctions cognitives des enfants sont développées. Les dernières découvertes en neurosciences nous montrent à quel point le comportement et les mots des adultes façonnent le cerveau de l’enfant, encore très immature, lorsqu’il est tout-petit.

C’est un fait : le cerveau de l’enfant est immature et très fragile. Avant ses 5 ans, l’enfant n’est pas capable de contrôler “ses tempêtes émotionnelles”. Toutes les récentes recherches en neurosciences ont permis de démontrer que les adultes (parents, enseignants, professionnels de la petite enfance, etc.) qui soutiennent et encouragent leur enfant, permettent au cerveau de gagner en compétences émotionnelles et cognitives.

C’est en 1972 que l’UNESCO impulse une réflexion sur l’éducation relative à l’environnement vert. La première conférence des Nations Unies de Stockholm déclare « essentiel de dispenser un enseignement sur les questions d’environnement aux jeunes générations aussi bien qu’aux adultes. » C’est ainsi que le mouvement de l’éducation à l’environnement a été lancé ! Le développement du cerveau est le résultat d’une interaction complexe entre les gènes et le milieu de vie dans lequel grandit l’enfant. L’activité des gènes peut être modifiée par ce que vit l’enfant. Et cela, même durant la grossesse.

Apprentissage

La recension d’écrits porte sur les facteurs liés à l’enfant et à l’environnement qui permettent d’expliquer le développement des fonctions exécutives [FE]. Jusqu’à maintenant, des chercheurs ont montré que le développement des FE est d’abord influencé par des facteurs liés à l’enfant. Toutefois, puisque le cerveau présente une plasticité considérable à la période préscolaire, l’environnement dans lequel l’enfant évolue est également susceptible de l’influencer. Des chercheurs ont d’ailleurs montré que des facteurs liés à la  (p.ex. qualité des interactions mère-enfant) exercent une influence sur le développement des FE. Par extension à ces travaux, examine le développement de notre cerveau dépend de son environnement. Le fait de vivre entouré par la nature améliore la formation des compétences cognitives des enfants. Bien-être et nature. Selon la recherche, il est donc essentiel de rapprocher la verdure de la vie des gens, dès leur plus jeune âge.

Le langage apparaît généralement dans la période de 18 à 24 mois. À cet âge, l’enfant communique par mot isolé. C’est souvent l’émotivité associée à la vision d’une chose qui amène l’enfant à prononcer ces mots à voix haute. Ainsi, les mots n’ont pas forcément le sens plus complexe que leur prêtent les adultes. L’étude des bases fonctionnelles et cérébrales de l’ontogénie du langage s’est effectuée à l’aide de paradigmes issus de la psychologie expérimentale adaptés au comportement du tout jeune enfant, de méthodes de neurophysiologie (potentiels évoqués, imagerie optique) et d’imagerie cérébrale (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, IRMf). Ces travaux ont permis de montrer, à des âges de plus en plus précoces, l’existence de capacités de protection  et parfois leurs corrélats neuronaux – spécifiques à la parole humaine, à la voix de la mère, à la prosoide et à la phonologie propre à la langue maternelle. Ces données montrent une capacité de perception qui précède les capacités d’expression de la parole.

Trois stratégies fondamentales :

1. Des villes plus vertes

La majorité de la population mondiale vit dans les villes (en 2050, la population urbaine passera à 6 milliards !), il est donc nécessaire que les métropoles soient de plus en plus vertes, avec des parcs, des jardins et des arbres à la portée de tous.

En plus de rendre les villes plus belles, les arbres ont un effet positif sur notre santé et contribuent à améliorer l’air que nous respirons.

2. Les plantes et l’air pur (également à la maison)

La qualité de l’air est cruciale. Il nous permet d’oxygéner le sang et donc notre esprit. Cependant, nous sous-estimons souvent l’importance d’avoir un air sain même à l’intérieur de nos maisons. Entre la poussière, les émissions de la cuisson des aliments ou la fumée, notre environnement domestique peut devenir un mélange explosif de substances nocives.

Le problème peut toujours être résolu à l’aide de plantes. Ils sont si nombreux et ils vous apporteront sûrement une aide précieuse pour purifier l’air de votre maison.

3. Marcher dans la nature

Une autre façon de se rapprocher du vert et de faire du bien à notre esprit (et pas seulement) est de se promener dans les bois. Une activité récréative, saine et qui nous permet de nous éloigner de tous les pièges de la pollution urbaine. Les bénéfices sont immenses et pour les atteindre, il n’y aura pas besoin de sacrifices.

Partir en vacances est la meilleure façon de ressentir ce sentiment de bonheur et d’évasion qui nous fait du bien.

Certains endroits sont donc capables de donner une énergie régénératrice difficile à trouver ailleurs. Moins de stress, un meilleur sommeil et une plus grande concentration sont des avantages précieux que seul un environnement serein peut nous apporter. Parce qu’ils nous permettent de vivre pleinement chacune de nos aventures.