Fumeurs : comment diminuer votre dépendance à la nicotine ?

Fumeurs

Publié le : 08 juin 20215 mins de lecture

Vouloir arrêter de fumer, c’est avant tout diminuer voire anéantir votre dépendance à la nicotine. C’est en effet dès que le corps et le cerveau détectent un manque de cette substance que vous ressentez le besoin d’allumer une nouvelle cigarette. Vous avez envie de ne plus être dépendant ? Dans ce cas, prenez le temps de découvrir ces quelques conseils et méthodes pour retrouver votre liberté !

Opter pour la cigarette électronique

La cigarette électronique ou e-cigarette s’est largement démocratisée depuis quelques années. Il s’agit d’un dispositif utilisant un liquide qui, sous l’action d’un atomiseur et d’une base de propylène glycol, se transformera en vapeur inhalée ensuite par l’utilisateur. Ces liquides, vendus en flacon individuel, sont composés de glycérine et de divers arômes et saveurs. Ils peuvent également renfermer des dosages différents en nicotine ou bien en être totalement dépourvus. Si vous désirez en savoir davantage à propos de ces compostions, n’hésitez pas à parcourir les sites web spécialisés ou à vous rendre en boutique. Le vapotage permet de reproduire la gestuelle du fumeur. Pour de nombreuses personnes en cours de sevrage, ce critère est prépondérant en vue du succès. Néanmoins, certains scientifiques recommandent une certaine prudence aux vapoteurs en raison du manque de recul face aux impacts éventuels de ce mode consommation sur la santé du e-fumeur.

À lire en complément : Quelles sont les bonnes résolutions au sevrage tabagique ?

Les substituts nicotiniques

Pour lutter contre votre dépendance, vous pouvez aussi vous tourner vers les substituts nicotiniques. Comme ce nom le laisse à penser, il s’agit d’une substance destinée à sevrer votre corps. Elle se présente sous des formes diverses et variées telles que les patchs à fixer sur la peau, les gommes à mâcher, les comprimés à sucer ou un inhalateur. Attention, pour donner leur pleine mesure, ces substituts doivent avoir un dosage en nicotine adapté à chaque fumeur. Dans le cas contraire, ils seront sans effet. Veillez également à suivre scrupuleusement les recommandations des fabricants. Ainsi, il ne sera pas possible de porter certains patchs durant le sommeil. Ce genre de produit bénéficie souvent d’un remboursement total ou partiel par l’Assurance Maladie. Connectez-vous à son site pour obtenir la liste détaillée des substituts nicotiniques concernés.

Les médicaments

Vous serez peut-être surpris d’apprendre que l’industrie du médicament a développé des solutions pour arrêter de fumer. Néanmoins, ces substances ne sont pas accessibles à tous. Il faut en effet savoir que votre médecin généraliste ne pourra vous en prescrire qu’à condition d’avoir essayé au préalable d’autres traitements comme les substituts évoqués au paragraphe précédent. Parmi les noms de médicaments les plus connus, vous avez peut-être déjà entendu parler de Zyban (bupropion LP) ou du Champix (varénicline). Il est important de prendre conscience que la prise de ces médicaments doit s’accompagner d’un strict suivi médical. Il existe ainsi de nombreuses contre-indications (notamment pour les femmes enceintes), sans parler des éventuels problèmes causés par la prise d’autres médicaments. Ces produits restent majoritairement recommandés aux fumeurs les plus intoxiqués et les plus dépendants. Pour vérifier si votre profil peut correspondre à une telle description, n’hésitez pas à effectuer en ligne le test de Fagerström. Si votre résultat est supérieur ou égal à 7 alors vous êtes potentiellement éligible à la prescription de médicaments permettant d’arrêter de fumer.

La médecine douce et les thérapies

Vous n’êtes pas obligé de vous adresser nécessairement à la médecine conventionnelle pour vous débarrasser de votre addiction. Certaines méthodes comme l’acupuncture, l’hypnose, l’homéopathie ou encore les cigarettes sans tabac ont déjà séduit un nombre important de fumeurs. Cependant, le milieu scientifique se montre septique quant au niveau de performance réel de ces produits. Aucune étude digne de ce nom n’est encore parvenu à mettre en évidence leur action. C’est pourquoi les médecins recommandent souvent de ne pas les utiliser seuls et en première intention. Préférez au contraire, les associer avec les solutions évoquées plus haut dans ce texte.

Certains ont aussi fait le choix de se tourner vers des thérapies comportementales. Si vous souhaitez en savoir un peu plus à propos de cette méthode, reportez-vous à la dernière étude américaine. Celle-ci compare toutes les méthodes pour vaincre sa dépendance à la nicotine et réussir son sevrage. Elle précise également que l’intégration de pratiques comportementales maximise les chances de succès. L’étude conclut notamment sur les avantages de la thérapie pour les femmes enceintes ou allaitantes. Comme vous le savez déjà, ces dernières ne pourront en effet pas se faire prescrire des médicaments par leur médecin généraliste.

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